
Récit musical interprété par François Kokelaere
Le « Voyage de Monsieur Tambour » est un récit musical ludique et joyeux, qui raconte l’histoire de Monsieur Tambour, musicien voyageur qui croise sur les routes d’Afrique et du Brésil, des instruments de percussions rares. Ce spectacle à destination des enfants du primaire, sollicite l’imagination, fait rêver, mais, au-delà du voyage, les situations qu’il décrit, restitue les paysages, la vie quotidienne des peuples, des régions qu’il traverse, avec beaucoup d’intensité.
Sur ce sentier musical, les enfants vont rencontrer et découvrir :
- les pierres d’Auvergne qui chantent – les phonolithes – que les tailleurs de pierres débitaient en tuile pour le toit des maisons
- le kêlê de la Guinée forestière, tronc d’arbre évidé utilisé pour envoyer des messages d’un village à l’autre
- la calebasse appelée familièrement « tambour d’eau » que l’on joue pour célébrer la nouvelle année en Haute-Guinée
- le kongoman, grand lamellophone utilisé comme une sorte de guitare pour accompagner le chant par les pêcheurs du golfe de Guinée
- le berimbau, arc musical qui ponctue de ses sonorités lancinantes la Capoeira du Brésil, danse de combat ou combat dansé ?
- le djembé, le plus fameux tambour d’Afrique de l’Ouest, qui encourage les cultivateurs pour le travail des champs ou gronde en roulements hypnotiques quand la danse devient extase
- le chant de la mer, panier d’osier rempli de billes de fer, qui nous berce au son des flots sur le rivage imaginaire d’une plage ensoleillée.

Le spectacle est volontairement orienté vers le ludique et non sur le didactique : la présentation des instruments n’est pas l’objet du propos. Un livret exhaustif et des informations sont disponibles sur notre site, qui permettent aux instituteurs d’approfondir cet aspect et de continuer le voyage avec un support ethnomusicologique. Nous avons préféré laisser l’instrument exister à travers le voyage, comme autant de ponctuations musicales, tout en le situant dans son rôle historique de lien social. L’instrument au coeur de la vie sociale du groupe, du collectif, témoin des événements de la vie de tous les jours.
Les mots utilisés sont simples et connus, « imageants » ; ils transportent les enfants dans des lieux inconnus ou imaginés, toujours situés dans un environnement précis – la montagne, la savane, la brousse, la plage, la mer – mais associés aux populations qui y vivent.

Autant de situations vécues par le narrateur que les enfants partagent avec lui : le pêcheur qui rentre au village, son bateau plein de poissons et qui se met à chanter devant sa maison, les femmes qui portent sur leur tête une cabelasse remplie d’eau qui devient instrument de musique, le tronc d’arbre qui envole des messages d’une colline à l’autre en forêt tropicale, le tailleur de pierres sonores d’Auvergne, la Capoeira sur une plage de Salvador de Bahia, le djembé qui accompagne les travaux des champs en Haute-Guinée : l’instrument de musique au coeur de la vie des hommes…
Ces instruments sont joués, dans leur contexte traditionnel, avec toute l’ampleur de leur sonorité, de leur timbre, de leurs nuances de jeu, de leur spécificité, car n’oublions pas que François Kokelaere est un des grands spécialistes du genre, qui fait autorité dans son domaine.
Le temps est alors venu d’apprécier leur puissance sonore ou leur délicatesse. Accompagné d’une chanson, de plus en plus forte et soudain, murmurée, puis, qui n’occupe que le mouvement des lèvres, mimée – silence… Ecoute, attention, intensité, volume, etc…
Jeu avec les enfants, interactivité permanente, les enfants visualisent des paysages imaginaires « regardez le bateau, là-bas ! Vous voyez la voile qui arrive à l’horizon ».
Et le « Voyage de Monsieur Tambour » devient « leur » voyage…


