« Une scénographie très épurée,
un blanc de tous les possibles,
une porte à franchir,
deux fils tissant la verticalité du temps
enveloppent la chair de la danse en rituels de passage. »
Le fil rouge de la danse va se déployer dans un écrin blanc sonore qui la contient,
immobile mais présente.
Dans le clair-obscur, traversée du bruit de l’eau,
une porte-colonne, le centre de la scène.
Cinq saisons pour cinq univers… qui se jouent de cinq éléments.
L’eau originelle précède les « réactions en chaînes », de l’atome au mouvement.
Un énigmatique « body » masqué d’où irisent des cheveux solaires,
extirpé de sa profondeur matière par le flux rythmique,
traverse la diagonale scénique, animé de lignes de vie millénaires.
Jusqu’à la lumière qui la dévoile, « elle » si belle, face au triangle du temps, passé-présent-futur,
et à la minéralité de l’équilibre.
Jeu subtil de spirales d’une organicité savamment cultivée.
Le fil entrelacé de traces ancestrales s’étire dans les détours d’un voyage du royaume du soleil levant
à la danse de feu.
Appuis flammes et ressourcement à la terre mère pour faire voler en éclats la matérialité du passage.
Lignes brisées d’un nouveau départ porté par le souffle et la rage de ramener tout au présent,
source de nouveaux possibles.
Déploiement d’une matière feutrée encore étonnée de son axe,
de sa puissance, de ses pétales.
De la densité cyclique du jour et de la nuit,
de la résonnance des rituels de passage millénaires,
Miss Daisy ne vous laisse pas intact.
Marielle Brun
« Passeurs de Danse »
Centre de Ressources de la Danse en Milieu Scolaire et Universitaire





